Sénégal

Candidatures à la présidentielle de 2019 : Wattu et Mankoo face à d’indispensables choix.

timthumbL’élection présidentielle de l’année prochaine commence déjà à attiser les convoitises. Si on sait que le Président sortant est candidat à sa propre succession pour bénéficier d’un second mandat, la bataille de positionnement pourrait faire rage, en face. Et s’il est sûr que plusieurs candidats s’annonceront dans les starting-blocks pour faire ombrage au Président Macky Sall, la querelle de leadership qui s’annonce dès maintenant dans la coalition Mankoo Taxawu Senegaal devrait être étouffée dans l’œuf et les leaders s’entendre sur la meilleure formule. Khalifa Sall n’étant pas certain de sortir indemne des farouches caudines de Dame justice, entre Idrissa Seck et Malick Gackou, l’analyse devrait être très fine, avant toute décision malencontreuse qui pourrait hypothéquer les chances de leur coalition. Dans sa publication du week-end, le journal « Les Echos » qui analyse les possibilités de candidatures pour 2019 dans les coalitions de l’opposition se demande si Khalifa Sall doit être enterré vivant.
Quant aux positionnements d’Idrissa Seck et de Malick Gackou, nos confrères annoncent la guerre des tranchées, en informant qu’au PDS et à Wattu, on affûte les armes, tout en souhaitant que l’exil de Karim Wade se prolonge.

Présidentielle de 2019 : Habib Sy prêche une candidature unique

timthumb (1)Le leader du Parti de l’espoir et de la modernité (Pem/Yaakaarou Rewmi) a déjà pris son bâton de pèlerin. Objectif affiché : jeter les bases d’une candidature unique de l’opposition à la prochaine élection présidentielle prévue au mois de février 2019.
Habib Sy, qui a accordé un entretien à L’Observateur soutient que Khalifa Sall, Pape Diop, Idrissa Seck, Malick Gakou, Mamadou Diop Decroix et Cheikh Bamba Dièye ont déjà donné leur accord de principe.
Seul bémol à son initiative, l’ancien ministre d’État sous le régime de Me Abdoulaye Wade indique que sa formation politique d’origine, le Parti démocratique sénégalais (Pds), n’a pas encore donné son onction à cette démarche unitaire.
L’ex-maire de Linguère de révéler : «J’ai rencontré Oumar Sarr de façon informelle qui m’a dit de l’appeler pour caler une date.»

Ziguinchor : 13 jeunes tués et 9 blessés par des hommes armés

timthumb (2)Ils ont été exécutées samedi par des hommes armés, à Bofa, un village situé près de Ziguinchor, la principale ville du sud du Sénégal.
Ce bilan a été fourni par une source militaire contactée par l’APS, l’agence de presse officielle du Sénégal.
La même source, qui a requis l’anonymat, fait également état de cinq personnes grièvement blessées.
Elle affirme que les victimes, des jeunes, étaient parties couper du bois à Bofa, un village de la commune de Boutoupa Camaracounda.
Des sources hospitalières ont également fait état de 13 personnes tuées. Selon elles, neuf autres personnes grièvement blessées ont été acheminées à l’hôpital régional de Ziguinchor.
Elles affirment que certaines victimes ont été égorgées, et que les corps des autres ont été criblés de balles.

Procès de Khalifa Sall augure d’une longue bataille juridique

b855770_3008-1s69ae2.bjxpC’est sous la clameur de ses supporteurs, les bras au ciel comme un sportif victorieux, que Khalifa Ababacar Sall est arrivé au tribunal. Le maire de Dakar, accusé de « détournement, escroquerie aux deniers publics et blanchiment de capitaux », à hauteur de 1,8 milliard de francs CFA (2,7 millions d’euros), s’est présenté, mardi 23 janvier, en boubou blanc accompagné de ses sept coprévenus. Au palais de justice de la ville, l’immense salle numéro 4 et son balcon sont pleins d’un millier de citoyens. Soutiens, journalistes, curieux ou étudiants en droit occupent chaque place assise tandis que les retardataires se pressent aux portes. La sécurité est renforcée dans ce procès très attendu par les Sénégalais. D’intimidants policiers encagoulés, gilet pare-balles sur les épaules, se tiennent près du barreau.