Ousmane Sonko : Faire face à une majorité mécanique, qui vote à l’aveuglette des lois farfelues au sein de l’hémicycle n’a aucune valeur ajoutée – par maimouna Dia

En lisant le livre solution, un passage a retenu toute mon attention et cela m’a conforté, dans mon engagement auprès de cet ancien inspecteur des impôts, à qui on veut coller l’étiquette d’ennemi public numéro un.

Pendant que le règlement intérieur de l’Assemblée Nationale, fait l’objet de révisions et discussions, Ousmane Sonko n’a pas pris part à cette mascarade politique. Faire face à une majorité mécanique, qui vote à l’aveuglette des lois farfelues au sein de l’hémicycle n’a aucune valeur ajoutée. En mon sens, ces modifications sont des détails insignifiants, même si la notion d’absentéisme vise la personne de Sonko et risque de lui coûter cher, nous pensons que l’urgence se situe ailleurs.

Le député Sonko l’a bien saisi, dans son ouvrage, car il nous explique en termes simplifiés, comment agir sur l’économie pour améliorer nos conditions de vie. Quand on affiche d’un taux d’endettement scandaleux de 61 % et qu’on fait partie des pays les moins avancés de la planète, le peuple sénégalais est en droit de demander des comptes à l’Etat .

Si l’on veut rompre les relations avec certains organismes, qui nous rendaient dépendants d’aides et autres emprunts usuriers, nous devons chercher des alternatives.

Sonko propose quatre leviers de financement de l’économie afin de redresser le Sénégal 🇸🇳.

Un Etat doit garantir le prélèvement et la redistribution de l’impôt, savoir gérer ses ressources naturelles et créer sa monnaie afin de garantir une stabilité à son économie: ce sont les fonctions régaliennes d’un état souverain.

En ce qui concerne la dette et l’aide au développement, ça ne doit pas un être une source d’investissement systématique. Notre pays peut compter sur sa diaspora qui peut constituer un vrai levier de financement de son économie. Cela est possible grâce à des fonds d’investissements qui peuvent venir soutenir l’activité économique.

En matière de collecte d’impôts, l’objectif très ambitieux qui a été fixé, sera atteignable, si les administrations et les entreprises jouent le jeu.
Les pauvres ménages qui sont prélevés à la source et qui subissent la tva pourront ainsi gagner en pouvoir d’achat ou constituer de l’épargne. Il a également démontré que la forte pression fiscale n’avait aucune incidence sur notre compétitivité.

Le défi majeur est celui de la monnaie, rejetons en bloc ce franc cfa cadeau empoisonné de la France qui empoche au passage 50% de nos recettes d’exportations. Nous voulons d’un système qui doit être pensé par les africains et nous deviendrons acteurs de notre politique monétaire. Créer et disposer à terme de notre propre monnaie, sans l’ingérence d’une ancienne colonie est à notre portée. Même si l’éco est en cours de lancement, cette devise peut mieux faire, nous souhaitons une réelle autonomie monétaire.

Enfin, concernant les ressources naturelles, il souhaite que la législation soit réformée et les contrats revus afin que le Sénégal ne soit pas lésé. Si l’on en croit les scandales financiers liés au pétrole, au gaz et au fer, j’espère qu’il n’arrivera pas trop tard.

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Maïmouna Dia