LE PACTE DE CONFIANCE DE PASTEF

Dans son contrat social, Rousseau émet la thèse selon laquelle « le fort n’étant jamais assez fort pour être toujours le maître, il a besoin de l’approbation et de l’obéissance du plus grand nombre qu’il obtient par quelque chose ressemblant à de la confiance ». C’est en posant des actes forts que progressivement, le leader a conclu un pacte de confiance avec le peuple sénégalais.

À l’heure du déclin croissant de la foi à la chose politique, du fait de l’échec de nos dirigeants successifs, il était nécessaire de redonner espoir à nos concitoyens. Ceux qui ont été désignés par les urnes, ne doivent pas perdre de vue qu’ils ne sont que des exécutants provisoires et que la souveraineté nationale appartient aux sénégalais.

Machiavel soutient que « la solidité des institutions républicaines ne repose pas dans la confiance à l’égard des institutions républicaines, mais au contraire dans la défiance à l’égard de ceux qui les conduisent, dont il y a toujours lieu de se méfier qu’ils cherchent à abuser de cette position et du pouvoir qui leur est remis par les institutions ».

La confiance n’excluant pas le contrôle, il était nécessaire de disposer de gardes fous. Si la fiabilité en nos gouvernants est en chute libre, c’est parce que les sénégalais ont été abusés continuellement et désormais ils souhaitent avoir un droit de regard et s’identifier à des personnes intègres.

En général on est tenté de s’approcher de son semblable, avec lequel nous partageons des valeurs et des principes.Nous aimons créer du sens, ce qui est trouble, ce qui est dément, étrange, étonnant nous effraie car il sort de l’ordinaire. Il nous fait peur car sa logique dépasse notre entendement, Nous appréhendons son cadre, ses réactions décalées, étranges limite asociales, donc on l’isole automatiquement.

Ce fameux système qui domine le monde, ne compte pas laisser un lanceur d’alerte les défier, d’où la rudesse de la tâche qui attend Ousmane Sonko.

Au fil du temps, les attaques infondées contre Sonko sont déviées, tuées dans l’œuf, constituant ainsi le service après vente de notre parti.

Cet amour pour le Sénégal et la détermination qui ont contaminé les patriotes sort de l’entendement. Comme dans toute chose, il faut y aller avec raison plutôt qu’avec passion, chacun apporte sa pierre et chaque contribution est utile. Pour justifier le côté élitiste, tant reproché à notre parti, nous rétorquons que seules les compétences peuvent changer le Sénégal, les cadres qui pilotent cet ensemble d’individus se veulent décomplexés, bienveillants, honorables et travailleurs. Si nous choisissons les personnes aptes à redresser le pays, l’amateurisme auquel nous assistons ne sera qu’un mauvais souvenir.

En terme de représentativité, l’accès à cette mouvance politique n’est pas limité car les membres et sympathisants sont issus de toutes les couches sociales et partagent des valeurs communes.

Notre formation politique Pastef de par sa diversité de militants, nous a enseigné que la confiance est par opposition le signe d’une acceptation de la force de sa propre identité. Celle là qui permet de s’ouvrir car elle se nourrit de l’altérité, elle permet d’absorber celui qui est différent de soi sans se confondre en lui.

Le succès de notre parti est dû à son authenticité et à un discours qui touche cette masse critique qui refuse d’être divertie par les discussions de bas étage. Plus on tente de décrédibiliser notre leader, pour échapper aux malversations financières orchestrés par la caste politique au pouvoir, plus les consciences se réveillent.

Enfin, l’ancien inspecteur des impôts a saisi le désenchantement causé par la majorité présidentielle qui a été incapable de faire émerger des figures de réussite issues de la jeunesse et de tous ceux qui sont coincés par le plafond de verre.

Sans langue de bois, Sonko invite chacun de nous à jouer sa partition et à prendre en main son destin.

Thomas Sankara décrivait ce processus en ces termes: « Le plus important, je crois, c’est d’avoir amené le peuple à avoir confiance en lui-même, à comprendre que finalement, il peut s’asseoir et écrire son développement, il peut s’asseoir et écrire son bonheur, il peut dire ce qu’il désire et en même temps, sentir quel est le prix à payer pour ce bonheur. »

Maimouna Dia
Pastef Bordeaux